Les Greniers de Joseph_2


  

CHAPITRE SEPT

LE MYSTERE DE L'ESCLAVAGE DES NOIRS

Première Partie

L'Esclavage d'Israël

Par le Pasteur Samuel EPAPE D.

 

E. mail n° 131

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Dans le cadre des "Greniers De Joseph", nous continuons avec l’intervention du Pasteur Samuel EPAPE DISSAKE de l’Assemblée de BONABERI à DOUALA, qui a voulu nous entretenir sur ce thème : "Le Mystère de l’esclavage des Noirs". A la lecture du présent sujet, comme de tous les autres d’ailleurs, nous attendons vos contributions positives et constructives, soit pour confirmer, soit pour infirmer, soit encore pour poser des questions qu’il aura suscitées chez vous. Aiglons de Dieu, tous à table, et en toute liberté.

L’Administrateur.

 

_____________________________

 

A l’Epouse, la Dame Elue, shalom.

Israël est le peuple de Dieu ; un peuple élu que Dieu a résolu, dans Sa grande souveraineté, d’aimer. C’est un peuple né dans Sa Main. Il l’a enfanté au travers d’un homme qu’Il a Lui-même choisi, puis appelé : Abram le Chaldéen, de la ville de Ur, fils de Térakh, un homme aussi ordinaire que les autres, sans mérite ni sainteté devant Dieu, un adorateur d’idoles.

 

Et Dieu promet à Abram qu’Il le bénira, qu’il le multipliera, que le peuple qui naîtra de lui sera béni, et que lui-même sera une source de bénédiction pour toutes les familles de la terre. Laissons parler la BIBLE :

 

Genèse 12:1-4 : « L`Éternel dit à Abram: Va-t-en de ton pays, de ta patrie, et de la maison de ton père, dans le pays que je te montrerai. Je ferai de toi une grande nation, et je te bénirai; je rendrai ton nom grand, et tu seras une source de bénédiction. Je bénirai ceux qui te béniront, et je maudirai ceux qui te maudiront; et toutes les familles de la terre seront bénies en toi. Abram partit, comme l`Éternel le lui avait dit, et Lot partit avec lui. Abram était âgé de soixante-quinze ans, lorsqu`il sortit de Charan. » (Fin de citation).

 

Mais il est surprenant que, après toutes ces magnifiques promesses, Dieu, quelques années plus tard, livre ce peuple à l’esclave pendant 400 ans. Le plus surprenant est qu’Il prend le soin de l’annoncer à Abram d’avance, bien avant que le premier enfant de ce peuple de promesse ait vu le jour.

 

Genèse 15:13-15 : « Et l`Éternel dit à Abram: Sache que tes descendants seront étrangers dans un pays qui ne sera point à eux; ils y seront asservis, et on les opprimera pendant quatre cents ans.  Mais je jugerai la nation à laquelle ils seront asservis, et ils sortiront ensuite avec de grandes richesses.  Toi, tu iras en paix vers tes pères, tu seras enterré après une heureuse vieillesse. » (Fin de citation).

 

Comment ce Dieu qui est le Dieu d’amour et de paix – et cela est vrai –, qui Se dit Lui-même "Le roi d`Israël." (Esaïe 44:6), et "Le Saint d`Israël." (Esaïe 43:14), ce Dieu-là qui dit expressément que celui qui touche à Israël touche à la prunelle de Son œil (Zacharie 14 :8), comment peut-Il encore Lui-même, et volontairement, livrer son Peuple en esclavage, pas pour 2 ans, pas pour 4 ans, pas même pour 40 ans, non monsieur, mais bien pour 400 ans ! Et Israël passera en fin de compte 430 ans d’esclavage (Exode 12 : 40-41). Et ils seront opprimés, torturés, massacrés, vivant comme des maudits de Dieu, comme abandonnés, comme oubliés ! Laissons parler William Branham :

 

Conflit Entre Dieu Et Satan - Clarksville, Ind, 31.05.1962

§ 14        Et puis j’ai pensé à ceci: quand Israël, autrefois esclave, les enfants de Dieu dans l’esclavage là en Égypte... Eh bien, ils étaient l’héritage de Dieu, tout comme nous, nous le sommes aujourd’hui. Et puis... Probablement qu’on leur amenait à manger, un tas de pain moisi qu’on leur jetait et c’était tout ce qu’ils pouvaient obtenir. En tuer un c’était exactement comme tuer un chien ou quoi que ce soit d’autre. Et ils attendaient impatiemment une délivrance pour sortir de là. Ils y avaient passé quatre cents ans. (Fin de citation).

                 

Docteur Moïse  -   Chicago, IL.,  14-01-55

E-14      Je pense maintenant à—à Israël qui a passé 400 ans en esclavage. Ils y ont passé 400 ans et remarquez ceci. Pendant ces 400 ans d’esclavage, il n’y a pas une seule Parole mentionnant que Dieu a fait quelque chose pour eux, pendant 400 ans. (Fin de citation).

 

La Religion De Jézabel  -  Middletown, OH  - 19.03.61

§ 31      Israël a été persécuté par le Pharaon et a été en esclavage pendant des centaines d’années, pendant lesquelles ils ont été privés d’adorer le vrai Dieu, et ont été privés de ce privilège;  et ils sont devenus esclaves. (Fin de citation).

 

Selon le Dictionnaire Encyclopédique Hachette, un esclave est « une personne qui est sous la dépendance absolue d’un maître qui peut en disposer comme de tout autre bien. »

L’Encyclopédie Microsoft  Encarta donne les informations suivantes :

"Esclavage : Institution sociale établie par la loi et la coutume, la plus contraignante des formes de servitude humaine.

Les principales caractéristiques de l'esclavage sont le travail ou des services par la force, ainsi que le fait que la personne physique est considérée comme la propriété d'une autre personne, son propriétaire, à la volonté duquel elle est entièrement assujettie. Depuis les temps les plus reculés, dans la plupart des sociétés, les esclaves ont été légalement rangés dans la catégorie des biens matériels et des instruments fonctionnels. Aussi pouvaient-ils être achetés, vendus, négociés, offerts en cadeau ou mis en gage pour une dette contractée par leur propriétaire, sans avoir d'ordinaire le moindre pouvoir d'objection personnelle ou légale."

 

            Au travers de ces deux sources, nous comprenons qu’un esclave est :

 

-         Un bien matériel quelconque, un objet, une chose, dont le propriétaire dispose à sa guise : il peut le vendre, le donner, l’offrir, le jeter, l’échanger ; Il peut le battre, le maltraiter, l’humilier, ou alors l’aimer, le nettoyer, l’élever ; il peut tout lui donner (une maison, une femme, des enfants), ou tout lui refuser.

 

-         Une personne à qui n’appartient même pas sa propre vie ; celle-ci appartient à quelqu’un d’autre, son maître, qui la gère selon son bon plaisir : l’ôter ou la conserver dépend de lui.

 

-         Un être qui ne possède rien : ni biens, ni terre, ni maison. Il n’a aucun droit ; il ne peut rien réclamer, rien revendiquer.

 

-         Un homme arraché à sa terre ou de sa famille, vendu dans un pays ou un village étrangers, loin de sa famille, et de tous ceux qui lui sont chers, ayant perdu sa liberté, sa fierté, sa dignité, son humanité.

 

L’esclavage se présente donc ainsi comme étant la condition la plus basse où l’être humain peut être réduit ; Cependant, reconnaissons que l’esclavage présente aussi, somme toute, quelques avantages que nous allons relever.

 

a) Il permet d’apprécier la valeur de la liberté. En effet, qui, plus que l’esclave, peut apprécier la valeur de la liberté, la grâce d’être un homme libre ? Qui plus que lui peut apprécier le privilège de posséder une patrie, une terre, une maison, une famille, des biens, et d’en jouir ? Ces choses dont nous jouissons quotidiennement avec négligence, avec indifférence, qui pour nous sont devenues banales, presque rien, sont pour l’esclave des trésors inestimables, lointains et inaccessibles.

 

Pour apprécier la liberté, il faut avoir été prisonnier. Pour apprécier la bonne santé, il faut avoir été malade. Pour apprécier la paix, il faut avoir connu la guerre. Pour apprécier la grâce, il faut avoir été condamné. Pour apprécier l’amour, il faut avoir connu la haine. C’est la loi des contrastes de Dieu. Et l’esclave, plus que quiconque, en est une manifestation.

 

Vision De Patmos – Jeff., IN., 04.12.1960

§ 46      « Nous savons que chez les Pentecôtistes nous avons encore bien plus d'imitateurs. C'est vrai. Mais quand vous voyez un faux dollar, vous savez qu'il a été fait à partir d'un vrai. C'est la vérité! Et il y a un vrai Saint-Esprit, un Saint-Esprit véritable qui parle en langues et montre des signes et des prodiges, et cela dure depuis le jour de Pentecôte. De même, il faut qu'il y ait l'imitateur. Il faut qu'il y ait une mauvaise femme, qui ne vaut rien, pour donner tout son éclat à la vraie femme. Il faut qu'il y ait la nuit et de profondes ténèbres, pour montrer que la lumière du soleil est glorieuse. C'est vrai. Il faut être malade pour apprécier la santé. C'est une loi du pour et du contre; cela a toujours été et le sera toujours, aussi longtemps qu'il y aura un temps. » (Fin de citation).

 

Apocalypse Chapitre 5 #1 (Le Serpent Écrasé) – Jeff., IN., 11.06.1961

§ 169    « Maintenant, il nous faut ces pour et ces contre. C'est ainsi que cela marche. Il vous faut avoir des jours bons pour apprécier - ou de mauvais jours pour que vous appréciiez les bons. Il vous faut être un peu malade pour apprécier la bonne santé. Voyez? Et il vous faut avoir des vallées pour apprécier le sommet des montagnes. Et ainsi, l'un de ces jours tout sera sommets des montagnes, tout sera la santé, tout sera Dieu, tout sera joie juste... ce - ce sera une joie interminable. Mais avant ce temps-là (voyez?), il nous faut avoir ce pour et ce contre. » (Fin de citation).

 

b) A cause ou en raison des souffrances endurées, l’ancien esclave, mieux que quiconque, sait s’attacher à son libérateur. C’est pourquoi un esclave ne peut oublier son libérateur. Comment le pourrait-il en effet ? Celui-là qui a payé le prix de son rachat, gratuitement, sans contrainte, sans contrepartie, s’établira à toujours dans son cœur. Il l’aimera d’un amour profond, sincère, éternel. Il l’écoutera, le suivra, le croira, lui obéira. Il sera prêt à faire n’importe quoi pour lui témoigner sa reconnaissance.

 

L’esclave passe là d’un état d’esclavage à un autre état d’esclavage, la différence étant que le premier esclavage était un esclavage de servitude fatale dont la souffrance et la mort étaient la finalité, le maître étant un tyran haï ; alors que le deuxième est un esclavage de grâce et d’amour qui restaure la vie, le maître étant le libérateur aimé, adulé.

 

c) Ceci le conduira, et de façon inéluctable, à s’attacher à son nouvel héritage. Ainsi, non seulement l’esclave s’attachera à son nouveau maître, mais il s’attachera également à tout ce que celui-ci lui aura donné et qui sera désormais sa propriété. Il sera prêt à donner sa vie pour défendre son nouvel héritage, préférant mourir que de rentrer dans sa condition première d’esclave. On comprendra alors qu’un peuple affranchi d’esclaves soit un peuple tendu, permanemment en alerte, un peuple guerrier, prêt à livrer bataille pour défendre ses possessions. C’est cela même la nature du chrétien.

 

Chose curieuse pourtant, nous voyons Dieu livrer Son propre peuple, Son peuple d’élection, à la terrible et détestable condition d’esclaves. Mais pourquoi ? Disons tout de suite qu’on ne peut servir Dieu si on n’est pas Son esclave, et c’est capital à savoir.

 

Dieu veut des hommes sur lesquels Il va jeter Son filet d’amour. Ce doit être pour cela des hommes livrés à Lui corps, âme et esprit. Des hommes sur qui Il peut régner sans partage, sur qui Il a la prééminence ; des hommes qui ne comptent plus ni sur eux-mêmes, ni sur leurs capacités, qui ne savent faire qu’une seule chose : OBEIR. En  termes clairs, Dieu veut des esclaves.

 

1Samuel 15:22 : « Samuel dit: L`Éternel trouve-t-il du plaisir dans les holocaustes et les sacrifices, comme dans l`obéissance à la voix de l`Éternel ? Voici, l`obéissance vaut mieux que les sacrifices, et l`observation de sa parole vaut mieux que la graisse des béliers. » (Fin de citation).

 

Romain 6 :22 : « Mais maintenant, étant affranchis du péché et devenus esclaves de Dieu, vous avez pour fruit la sainteté » (Fin de citation).

 

1 Corinthien 7 :22 : « Car L’esclave qui a été appelé dans le Seigneur est un affranchi du Seigneur ;  de même, l’homme libre qui a été appelé est un esclave de Christ. » (Fin de citation).

 

Ecoutons William Branham :

 

Tous Les Jours De Notre Vie  -   Chicago.IL   -   12-06-59

E-27      « …Mais vous êtes un esclave. Et si vous êtes un chrétien, vous êtes un esclave, vous êtes un esclave lié au Seigneur Jésus. Il y a en vous deux personnes, l’âme et le corps…Et si vous nourrissez la chair, vous êtes un esclave du diable, et vous allez crucifier l’âme qui est en vous. Car la Bible dit « l’âme qui pèche, cette âme-là mourra.» Et vous devez crucifier la chair de manière à être un esclave lié dans la chair pour être un serviteur de Jésus-Christ. Ainsi, vous êtes un esclave quelle que soit la façon dont vous le prenez. Et vous…Vous ne pouvez vous en libérer.

 

E-28   Ainsi, vous êtes un esclave, vous êtes marqué. Et la Bible dit qu’aux derniers jours, il y aura deux marques. Et chaque personne sur la terre aura l’une ou l’autre. Vous ne pouvez pas échapper à cela. L’une est la marque de la bête, l’autre est le Sceau de Dieu. Et le Sceau de Dieu est le Saint-Esprit, la voie pourvue par Dieu pour Son Eglise…

            C’est dur, mais nous sommes des esclaves, et nous voulons Le servir tous les jours de notre vie. Un esclave est un serviteur…Pour être un serviteur de Jésus-Christ, vous devez être un esclave à vous-même, pour crucifier…Oh Dieu ! Laissez cela pénétrer profondémentCrucifiez-vous vous-même, et votre chair, et vos désirs, de manière que Dieu puisse avoir emprise sur votre cœur pour vous conduire et vous motiver. C’est cela l’esclavage de Jésus. L’esclave lié appelé Paul s’est lui-même traité ainsi. Il a dit qu’il est un esclave du Seigneur Jésus, un esclave lié au service du Seigneur Jésus, y travaillant chaque jour, crucifiant la chair pour être un esclave pour Jésus-Christ, se réjouissant parce qu’il est un esclave. » (Fin de citation).

 

            Nous voyons que Dieu a soumis Son peuple à un stage de formation de quatre siècles, afin de l’amener à s’attacher à Lui. Nous comprenons que Dieu a jeté Son peuple Israël dans l’esclavage dans un but. Il voulait forger en eux une mentalité d’esclave. Il les a ainsi envoyés en stage de formation  en Egypte afin qu’ils apprennent à ne plus dépendre d’eux-mêmes, et qu’eux-mêmes ne soient plus leurs propres maîtres et conducteurs; et ce stage a nécessité 430 ans. Et lorsque les 430 ans furent accomplis, Dieu pouvait se manifester à son peuple et se faire connaître à lui en tant que son Rédempteur.

 

Cette période de souffrances était indispensable pour que le peuple puisse être  à la hauteur d’apprécier la bonté de son Dieu (selon la loi des contrastes de Dieu dont nous avons parlé plus haut), afin de l’amener à L’aimer, conformément à Son premier commandement : « Tu aimeras l`Éternel, ton Dieu, de tout ton coeur, de toute ton âme et de toute ta force. »  (Deutéronome 6:5). Car Dieu avait pour Israël un grand projet d’amour.

 

Lévitique 25:55 :  « Car c`est de moi que les enfants d`Israël sont esclaves; ce sont mes esclaves, que j`ai fait sortir du pays d`Égypte. Je suis l`Éternel, votre Dieu. » (Fin de citation).

 

Dieu, en délivrant Israël de l’esclavage et en lui donnant une patrie, S’est ainsi à jamais gravé dans le cœur de ce peuple. Ayant aimé Israël, Dieu a enseigné à Israël à L’aimer à son tour en devenant son Sauveur et son Rédempteur. Et rien ne pourra séparer les deux. C’est pourquoi, si Dieu n’avait pas aveuglé les Juifs pour nous, ils auraient reconnu leur Messie et ne L’auraient jamais crucifié. Mais un jour, lorsque l’œuvre de salut des nations sera terminée, Il leur rendra la vue et ils Le reconnaîtront.

 

D’autre part, chaque Juif est prêt à donner sa vie pour défendre la Palestine, cette terre de liberté que leur Sauveur leur a donné. Pas étonnant que beaucoup aient fait des centaines de kilomètres à pied pour y retourner lorsque la possibilité de le faire leur a été offerte au moment de la création de l’état d’Israël. Pas étonnant non plus qu’aujourd’hui, ils soient prêts à affronter n’importe qui pour défendre leur souveraineté territoriale, à l’exemple récent du Liban qu’ils étaient prêts à détruire à cause de l’agacement du Hezbollah.

 

Psaumes 137 : « Sur les bords des fleuves de Babylone, nous étions assis et nous pleurions, en nous souvenant de Sion. Aux saules de la contrée nous avions suspendu nos harpes. Là, nos vainqueurs nous demandaient des chants, et nos oppresseurs de la joie: Chantez-nous quelques-uns des cantiques de Sion! Comment chanterions-nous les cantiques de l`Éternel sur une terre étrangère? Si je t`oublie, Jérusalem, que ma droite m`oublie! que ma langue s`attache à mon palais, si je ne me souviens de toi, si je ne fais de Jérusalem le principal sujet de ma joie! Éternel, souviens-toi des enfants d`Édom, qui, dans la journée de Jérusalem, disaient: Rasez, rasez jusqu`à ses fondements! Fille de Babylone, la dévastée, heureux qui te rend la pareille, le mal que tu nous as fait! Heureux qui saisit tes enfants, et les écrase sur le roc! » (Fin de citation).

 

Mais savez-vous qu’il y a un autre peuple qui a aussi  subi 400 ans d’esclavage ? Ce sont les Noirs. Et c’est de cela que nous commencerons à parler dans notre prochaine communication.

 

Jusque-là, que le Seigneur Dieu vous bénisse.

Le Pasteur Samuel EPAPE DISSAKE

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