NAISSANCE ET ENFANCE DE WILLIAM BRANHAM

 

Accueil    Album    Contacts    Doctrine    Documents    Multimédia

 

 1. Une naissance particulière

 2. Mère et enfant échappent providentiellement à la mort

 3. Premier message de Dieu à l'enfant

 4. Pauvreté et vie dure chez les Branham

 5. Accident de chasse

 
  

Quand on considère les modestes  origines de l'homme Branham, son manque de culture notoire, l'extrême pauvreté dans laquelle il a passé son enfance, et surtout le milieu dans lequel il a grandi (un père alcoolique et une mère semi Indienne, ce qui ne favorisait guère les rapports avec ses semblables à cette époque lointaine), il serait difficile de croire facilement que Dieu ait pu se servir de lui d'une manière aussi spéciale, au point de le hisser au haut

 de la pyramide du Ministère, faisant de lui le plus grand de tous les prophètes depuis Enoch jusqu'à nos jours, à l'exception de notre Seigneur Jésus-Christ. Ici, une fois de plus, nous voyons s'accomplir pleinement ces paroles de l'apôtre Paul dans I Corinthiens 1:27-29 : "Dieu a choisi les choses folles du monde pour confondre les sages ; Dieu a choisi les choses faibles du monde pour confondre les fortes ; et Dieu a choisi les choses viles du monde et celles qu'on méprise, celles qui ne sont point, pour réduire à néant celles qui sont, afin que nulle chair de se glorifie devant Dieu." Le Révérend Gordon Lindsay va nous introduire dans ce cadre singulier où naquit, un certain 6 Avril 1909, le petit William.

 
 

Une Naissance Particulière

 

"Le jour commence à poindre en ce beau matin d'avril de l'année 1909, dans les collines du Kentucky, non loin de l'endroit où Abraham Lincoln est né presque cent ans auparavant. Dans une modeste cabane, la lumière se glisse à travers la fenêtre sur une paillasse, quand on entend crier un bébé. Les menottes d'un nouveau-né de deux kilos et demi caressent les joues de sa mère de quinze ans. Près du lit se tient le jeune père, Charles Branham, les bras croisés sous le rabat de sa salopette neuve : il a fait un brin de toilette pour accueillir les gens de la montagne venus pour la circonstance. Alors que le jour se lève, les oiseaux chantent  déjà, et le père n'a jamais vu l'étoile du berger aussi belle. Le nourrisson crie encore, en passant sa petite main sur le visage de sa mère.

 

'On va l'appeler William', dit le père en contemplant son fils nouveau-né. 'Très bien, dit la mère, comme ça on pourra lui dire Billy.' elle était bien loin de savoir que les mains de ce petit enfant qui touchaient ses joues allaient être employées par le Dieu Tout-puissant pour délivrer Son peuple de la maladie et de l'esclavage. Personne, dans cette région, n'imaginerait que ce petit bébé né dans une famille pauvre des montagnes portera un jour le Message de l'Évangile dans le monde entier. Parmi les gens des montagnes, les Branham sont les plus pauvres d'entre les pauvres. Pourtant, les voies de Dieu sont insondables!

 

Alors que les voisins viennent voir le nouveau-né, rapportera-t-on plus tard, une étrange atmosphère de respect emplit la pièce. Quelqu'un peut-il dire que ce n'est pas la présence de l'Ange qui, sous la conduite de Dieu, guidera William Branham dans bien des évènements de sa vie, et lui parlera par la suite en personne ?"

 

Certes, les Branham étaient les plus pauvres d'entre les pauvres de cette petite contrée de montagnards, mais c'est eux que le Dieu qui ne change pas a visités par ce don qui va servir pour la délivrance du peuple de Dieu, mais aussi pour la chute des incrédules. "Voici, cet enfant est appelé à amener la chute et le relèvement de plusieurs en Israël, et à devenir  un signe qui provoquera la contradiction." Ces paroles de l'Ecriture auraient pu être dites de William Branham, tellement la vie de cet homme ressemblera à celle de son Maître et Seigneur, Jésus-Christ. Laissons maintenant la parole à William Branham, pour nous parler de sa naissance et de son enfance.

 

"Je suis né le 6 Avril 1909, dans une petite cabane, la-haut dans les montagnes du Kentucky, près de Burkesville. Nous n'avions pas de docteur, seule une sage-femme assistait ma mère, et c'était ma grand-mère. Ma mère avait quinze ans et mon père en avait dix-huit, et pour cet évènement il s'était acheté une nouvelle salopette.

 

Nous étions très pauvres, les plus pauvres parmi les pauvres. Notre petite cabane de montagne n'avait pas de fenêtre, seulement un petit volet de bois dans la porte qu'on laissait ouvert le jour et qu'on fermait la nuit. L'unique pièce où nous vivions n'avait ni tapis, ni même de plancher de bois, c'était seulement un plancher de terre battue. Un dessus de souche posé sur trois pattes nous servait de table avec deux chaises faites de branches d'arbre, juste des petites branches de noyer attachées ensemble avec le fond recouvert d'écorce.

 

Et ainsi, le matin où je suis né et que j'ai commencé à pleurer, ma mère voulut voir son enfant, elle n'était elle-même qu'une enfant. Et lorsque papa ouvrit le volet juste au point du jour vers 5 heures, il y avait là un petit rouge-gorge se tenant à côté d'un buisson près de la fenêtre, chantant de toutes ses forces, et cette Lumière que vous voyez sur la photo entra en tourbillonnant et se tint au-dessus du lit. Grand-mère ne savait que dire et cela les effraya. Ils racontèrent à leur entourage dans les montagnes : "Cette lumière est entrée." Ils essayèrent de comprendre. Quelques-uns dirent que ce devait être le soleil se réfléchissant sur un miroir dans la pièce, mais il n'y avait pas de miroir et le soleil n'était pas encore levé, car il était trop tôt, c'était 5 heures. Et puis... ils l'oublièrent.

 

Autrefois mes ancêtres étaient catholiques. Mon père était strictement Irlandais. La seule coupure dans le sang irlandais fut ma grand-mère maternelle qui était une Indienne Cherokee. Ma mère était donc une métisse. Mon père et ma mère n'allaient pas à l'église. Ils se marièrent en dehors de l'église et n'avaient pas de religion du tout. Là-haut dans les montagnes, il n'y avait même pas une église catholique.

 

Quand j'eus dix jours, ils m'emmenèrent à une petite église baptiste appelée "Le Royaume Des Opossums". C'est tout un nom ! Un vieux prédicateur itinérant baptiste venait là-bas environ une fois tous les deux mois. Les gens avaient une petite réunion où ils chantaient quelques cantiques, mais ils entendaient une prédication à chaque fois que le voyageur passait par là. Ils le payaient chaque année avec un sac de citrouilles ou quelque chose du genre que les gens récoltaient pour lui donner. Et le vieux prédicateur vint- et là offrit une prière pour moi, petit garçon. Ce fut mon premier passage à l'église." [L'Histoire De Ma Vie - Los Angeles, Californie, 19. 04. 1959].  

 

Haut

 

 

Mère et enfant échappent providentiellement à la mort

 

Le père étant bûcheron, il doit passer beaucoup de temps loin de la maison, surtout pendant les mois d'automne et d'hiver, quand les conditions de déplacement sont difficiles. Pendant ces mois-là, la mère doit rester seule avec le bébé. C'est pendant une de ces périodes que les circonstances ont failli coûter la vie à la mère comme au fils.

 

En effet, alors que l'enfant est âgé d'environ six mois et le père absent de la maison, une terrible tempête survient et bloque toute la région sous la neige pendant plusieurs jours. Il y a peu de provisions de nourriture dans la cabane, et la mère n'a bientôt plus de quoi manger ni de bois pour se chauffer. elle s'enveloppe les pieds de sacs en toile de jute, s'en va dans les bois, abat quelques arbrisseaux et les traîne dans la cabane pour essayer d'entretenir le feu. Finalement, la faiblesse la gagne au point qu'elle doit abandonner. N'ayant plus rien à manger ni de quoi se chauffer, la mère prend toutes les couvertures de la maison pour se couvrir, puis se met au lit avec l'enfant et attend la fin. C'est alors que Dieu envoie Son ange protecteur pour leur sauver la vie.

 

A portée de vue de la cabane des Branham vit un voisin. un étrange pressentiment lui dit qu'il se passe quelque chose dans l'humble logis. De temps en temps, il jette un coup d'oeil vers la cabane et son inquiétude ne cesse de grandir, surtout depuis qu'il ne voit plus de fumée s'échapper de la cheminée. Au bout de quelques jours, il finit par être convaincu que quelque chose ne va pas, et se décide à aller se rendre compte de la situation, bien que cela lui demande une longue marche pénible à travers les congères de neige.

 

En arrivant à la porte, ses craintes se confirment, car personne ne lui répond de l'intérieur, alors qu'ils n'y avait pas de traces de pas autour de la maison, ce qui aurait été le cas si les occupants étaient sortis, et la porte est entravée de l'intérieur. Il se résout à forcer la porte, et découvre l'effrayant spectacle qui l'attendait : la mère et l'enfant, enveloppés dans leurs couvertures, sont près de mourir de faim et de froid. Le bienveillant voisin se dépêche d'aller leur trouver du bois et allume un bon feu qui aura vite réchauffé la cabane. Puis il retourne chez lui chercher de la nourriture. Sa charitable intervention les aura sauvés de justesse. La mère et l'enfant s'en remettront. Bientôt, ils seront en bonne voie de retrouver la santé.

 

Haut

 

  

 

Premier message de Dieu à l'enfant

 

A trois ans d'âge, le petit William voit déjà des visions, mais c'est à l'âge de sept ans que Dieu Se manifestera à lui d'une manière particulière qui bouleversera l'enfant. Écoutons Frère Brahnam le raconter lui-même.

 

"La première chose que je peux ramener à mon esprit, c'est une vision que le Seigneur me donna... Je devais avoir environ trois ans, et mon petit frère deux ans à peine. Nous étions dehors au fond de la cour où il y a un endroit pour fendre et entreposer le bois. Et j'entendis un oiseau qui chantait dans le haut d'un arbre. Je regardai cet arbre et l'oiseau s'envola et c'est alors qu'une Voix me parla.

 

Comme un vent à travers un buisson, une Voix vint de l'endroit où était auparavant l'oiseau dans l'arbre. Elle dit : "Tu vivras près d'une ville appelée New-Albany." Et j'ai vécu depuis l'âge de trois ans jusqu'à ce temps-ci à moins de cinq kilomètres de New-Albany, Indiana."

 

 

 

"Un après-midi, j'étais en train de porter de l'eau de la grange à la maison. Ça faisait à peu près la distance d'un pâté de maisons. A peu près au milieu, entre la grange et la maison, il y avait un peuplier. Je venais juste de rentrer de l'école, et les autres garçons s'en allaient pêcher dans l'étang. Je pleurais pour pouvoir y aller aussi, mais mon père avait dit que je devais aller chercher l'eau. je m'étais arrêté sous l'arbre pour me reposer, et tout d'un coup j'ai entendu comme un bruit de vent dans les feuilles. Je savais que le vent ne soufflait pas ailleurs. C'était un après-midi très calme. Je me suis éloigné de l'arbre, et j'ai remarqué qu'il y avait un endroit dans l'arbre, à peu près de la grosseur d'un tonneau, où on aurait dit que le vent soufflait dans les feuilles de l'arbre. Et puis il y a eu une voix qui m'a dit : "Ne bois jamais, ne fume jamais et ne souille jamais ton corps d'aucune manière, car Je te réserve une oeuvre à accomplir quand tu seras plus âgé."

  

Ça m'a fait tellement peur que j'ai couru à la maison. Mais à ce moment-là, je n'en ai parlé à personne. en pleurant et en courant vers la maison, je suis tombé dans les bras de ma mère, qui croyait que j'avais été mordu par un serpent. Je lui ai dit que j'avais seulement peur, alors elle m'a mis au lit, et elle allait appeler un docteur, parce qu'elle pensait  que j'avais eu un traumatisme nerveux. Je ne suis plus jamais repassé près de cet arbre. Je faisais le tour par l'autre côté du jardin pour l'éviter. Je crois que c'est l'Ange du Seigneur qui était dans cet arbre, et des années plus tard, j'allais le voir face à face et parler avec lui.

 

A cause de cette façon de faire étrange de Dieu avec moi, je n'ai jamais pu boire ni fumer. Un jour, je m'en allais à la rivière avec mon père et un autre homme. Ils m'ont proposé un whisky. Comme je voulais me faire bien voir de cet homme pour qu'il me prête son bateau, je me suis mis à prendre le whisky. Mais aussi sûr que je vous parle aujourd'hui, j'ai entendu ce bruit comme le bruissement des feuilles. J'ai regardé autour de moi : il n'y avait aucun signe que le vent soufflait. J'ai de nouveau porté la bouteille à mes lèvres, quand j'ai entendu le même bruit, mais plus fort cette fois. La peur m'a saisi comme la première fois. J'ai lâché la bouteille et je me suis sauvé en courant, pendant que mon propre père me traitait de "tapette". Oh, comme ça m'a fait mal ! Plus tard, je me suis fait traiter de "tapette" par ma petite amie quand je lui ai dit que je ne fumais pas. Comme j'étais fâché qu'elle se moque de moi, j'ai pris la cigarette, et j'allais la fumer quand même, quand j'ai été stoppé par le bruit habituel, qui m'a fait jeter la cigarette et partir en pleurant parce que je n'arrivais pas à être comme les autres, avec les moqueries de la foule qui résonnaient à mes oreilles.

  

Il y avait toujours ce sentiment bizarre, comme s'il y avait quelqu'un près de moi, qui essayait de me dire quelque chose, surtout quand j'étais seul. Il n'y avait personne qui me comprenait. Les garçons avec qui je me tenais ne voulaient pas de moi parce que je ne buvais pas et que je ne fumais pas, et toutes les filles allaient danser, ce que je ne faisais pas non plus -- ce qui fait que toute ma vie, j'ai été une sorte de brebis galeuse que personne ne comprenait, et je ne me comprenais même pas moi-même."

                                                                                                                          

Haut

 

 

Pauvreté

  

"J'étais l'aîné de neuf garçons et d'une petite fille. Devant la vieille petite cabane s'entassaient tous ces petits Branham se traînant dehors dans la poussière, ressemblant à une bande d'opossums. Nous ne portions pas de chaussures, quelquefois même durant la moitié de l'hiver. Si nous en avions, c'étaient seulement celles que nous pouvions trouver ou que quelqu'un nous donnait par charité.

  

J'ai vu mon père revenir des bois, brûlé par le soleil au point que ma mère devait prendre des ciseaux pour découper sa chemine tellement elle lui collait au dos. Il travaillait dur pour soixante-quinze cents par jour pour nous faire vivre. J'aimais mon père, même s'il buvait. Des fois, il me donnait une raclée, mais je n'en avais pas sitôt reçu une que j'en méritais une autre. il avait accroché les Dix Commandements au mur, avec une trique en bois d'hickory au-dessus. J'ai reçu mon éducation dans la remise à bois quand j'avais mal agi. Mais j'aimais mon père. Des années plus tard, il a donné son coeur à Christ ; il a été sauvé, quelques heures à peine avant de mourir dans mes bras.

  

Nous sommes allés à l'école sans avoir pratiquement de vêtements. Mon père buvait chaque sou qui restait après avoir payé les comptes d'épicerie. Pour mon entrée à l'école, maman prit le vieux manteau que mon père avait à son mariage et me tailla une paire de pantalons.

  

Je me rappelle comment papa devait travailler pour payer les factures. Ce n'est pas une honte d'être pauvre. Mais quelquefois c'est dur. J'y suis allé une année entière sans même une chemise à me mettre. Une dame riche qui habitait près de chez nous m'avait donné une veste avec un insigne de matelot sur la manche. Je boutonnais le col jusqu'en haut et j'avais très chaud ! L'institutrice me disait : "William !" Je répondais : "Oui, madame."

 - Mais enlevez donc cette veste !" Mais je ne pouvais pas, puisque je n'avais pas de chemise en dessous. Alors je mentais et je lui disais : "J'ai froid." Elle me répondait : "Alors viens t'asseoir ici, près du feu." Je m'asseyais, et je me mettais à dégouliner de sueur." Alors elle me demandait : "Ça y est, tu as assez chaud maintenant, non ?" Et je devais répondre : "Non, madame."

  

Oui, c'était plutôt dur. J'avais les orteils qui dépassaient de mes souliers comme la tête d'une tortue. Et puis un peu plus tard j'ai fini par avoir une chemise. Je vais vous dire ce que c'était comme chemise. C'était une robe de fille qui avait appartenu à ma cousine. Il y avait beaucoup de broderies dessus. J'avais coupé le bas, je l'ai mise, et vous auriez dû voir comme j'étais fier en allant à l'école. Mais les autres enfants se sont mis à se moquer de moi. Je leur ai demandé : "Pourquoi vous vous moquez de moi?" Ils m'ont répondu : "Tu as mis un habit de fille !" Alors j'ai dû mentir de nouveau. Je leur ai dit : "Non, ce n'est pas un habit de fille, c'est mon costume d'Indien". Mais ils ne m'ont pas cru, et je suis parti en pleurant.

  

Il y avait un garçon qui habitait près de chez nous et qui vendait le petit journal des éclaireurs. Comme récompense, il avait reçu l'uniforme des scouts. Oh, comme cet uniforme me plaisait. C'était pendant la guerre, et à l'époque, tous ceux qui étaient assez grands portaient l'uniforme. Moi, j'ai toujours voulu être soldat. À l'époque, j'étais trop petit. Même pendant la dernière guerre, je n'étais pas assez costaud pour partir. J'ai quatre frères qui y sont allés. Mais Dieu m'a donné un uniforme quand même - l'armure de Dieu - pour aller combattre la maladie qui lie les gens.

  

Mais cet uniforme de scout, qu'est-ce que je l'admirais, avec le chapeau et les jambières ! J'ai demandé au gars : "Lloyd, quand cet uniforme sera trop petit pour toi, tu me le donneras ?" Il m'a dit : "D'accord, je te le donnerai, Billy." Mais ce costume lui durait terriblement longtemps. Il me semblait qu'il ne deviendrait jamais trop petit pour lui. Et puis, pendant un moment, je ne l'ai plus vu le porter, alors je suis allé le voir, et je lui ai dit : "Lloyd, qu'est ce que tu as fait de cet uniforme de scout ?" Il m'a dit : "Billy, je vais chercher à la maison, voir si je peux le retrouver." Mais en le cherchant, il a découvert que sa mère l'avait coupé pour raccommoder des vêtements de son père. Il est revenu me voir en disant : "tout ce que j'en ai retrouvé, c'est une jambière." Je lui ai dit : "Apporte-la-moi !" J'ai ramené la jambière chez moi et je l'ai mise. J'ai tendu la lanière ; et je me prenais pour un vrai soldat. Je voulais la porter à l'école, mais il fallait que je trouve un prétexte. Alors j'ai fait semblant d'avoir mal à la jambe, et je portais la jambière comme pour protéger ma jambe blessée. Mais, à l'école, l'institutrice m'a envoyé au tableau. Comme j'essayais de cacher la jambe qui ne portait pas de jambière, tous les enfants se sont mis à se moquer de moi. Je me suis mis à pleurer, et l'institutrice m'a renvoyé à la maison."

 

Haut

 

 

Accident de chasse

 

Une fois, j'avais quatorze ans, j'étais en train de chasser, ce qui semble être une deuxième nature chez moi : l'amour de la chasse. J'étais parti chasser avec un garçon du nom de Jim Pooles ; c'était un jeune homme aimable. Jimmy et moi avions dormi ensemble, vécu ensemble depuis que nous étions des petits garçons à l'école ; et Jimmy laissa un coup partir de son fusil de chasse et me tira dans les jambes à bout portant. Je fus transporté à l'hôpital et j'étais couché là, mourant. Il n'y avait pas de pénicilline, ou quoi que ce soit, en ce temps-là. on glissa un drap de caoutchouc sous moi et je sus cette nuit-là qu'on allait m'opérer le lendemain matin. Ils nettoyèrent simplement la plaie et les gros morceaux de chair déchiquetés. Ils prirent des ciseaux et ils coupèrent cela. Pendant l'intervention, je dus tenir les mains d'un homme et quand ils eurent terminé, on dut m'arracher de force des poignets de cet homme.

 

J'ai crié et pleuré en me cramponnant alors qu'ils coupaient ces lambeaux de chair de ma jambe. après avoir pris une radiographie, ils avaient dit que le coup avait passé si près de l'artère, de chaque côté, qu'une simple petite égratignure la percerait et que je commencerais à saigner. Cette nuit-là, j'essayai de m'endormir ; subitement quelque chose avait giclé. il y avait du sang partout, environ deux litres étaient sortis de mes veines. "Eh bien" pensai-je, "ma fin est arrivée".

 

J'étais couché dans mon propre sang. J'appuyai sur la sonnerie. L'infirmière arriva et l'épongea simplement avec des linges, parce qu'on ne pouvait rien faire d'autre. Et le matin suivant, dans cet état de faiblesse (on ne faisait pas de transfusion sanguine en ce temps-là, vous savez), on m'opéra.

 

Lorsque les effets de l'éther eurent cessé, quelque chose m'arriva. Alors que je revenais doucement à moi,n subitement j'entrai dans une condition d'inconscience. Je pensai que j'étais en enfer.

 

Premièrement, je traversais comme des nuages et ensuite, des ténèbres et je descendais toujours plus bas, plus bas, plus bas. Et tout à coup, j'entrai dans les régions des perdus. Et là, je criai et je regardai, et il n'y avait pas de fond à cela. Dans ce lieu, je ne pouvais jamais m'arrêter de tomber -- pour l'éternité. il semblait que j'allais tomber, sans qu'il n'y ait nulle part d'arrêt possible.

 

N'étant qu'un enfant, j'appelai mon papa ; et mon papa n'était pas là. J'appelai ma maman : "Que quelqu'un me retienne !" ... et il n'y avait là pas de mère. Je ne faisais que descendre. Et ensuite, j'ai crié à Dieu ; et il n'y avait là point de Dieu. Il n'y avait rien là !

 

Plus tard, j'entendis le son le plus lugubre que j'aie jamais entendu, même un feu authentique serait un plaisir à côté de ceci.

 

Or, ces visions n'ont jamais été fausses et ce fut une des impressions les plus horribles que j'aie jamais eues. J'entendis un bruit comme celui d'un lieu hanté, et à ce moment-là, je vis venir des femmes. Vous pouviez voir juste leur visage, elles avaient du machin vert autour des yeux et leurs yeux se prolongeaient par un long trait comme les femmes aujourd'hui qui se maquillent le visage. Étant un nouveau venu, j'étais entouré de ces créatures obsédantes. Cela ressemblait à de grands yeux, de grands cils ressortant comme cela, dessinés comme ceux d'un chat, se prolongeant comme ceci et du vert, comme si cela s'était ulcéré et elles faisaient : "Hun, hun, hun".

 

J'ai crié : "O Dieu, sois miséricordieux envers moi, sois miséricordieux, ô Dieu ! Où es-Tu ? Si seulement Tu me laisses retourner et vivre, je Te promets d'être un bon garçon". C'est la seule chose que je pouvais dire. Et maintenant, Dieu le sait, au jour du jugement, Il me jugera pour cette déclaration.

 

Quand je reçus ce coup de fusil, j'avais dit des mensonges, j'avais fait presque tout ce qui peut être fait. Et quand je vis que j'étais presqu'à moitié coupé en d'eux... je dis : "O Dieu, sois miséricordieux envers moi. Tu sais que je n'ai jamais commis adultère". C'est la seule chose que je pouvais dire à Dieu. Mais je n'avais jamais accepté Son pardon et toutes ces choses.

 

Quelques instants plus tard, j'étais revenu à la vie naturelle. Cette chose m'a profondément troublé. Et je sus qu'il y avait quelque part la région des damnés.

 

Quand je suis revenu à moi... c'était huit heures plus tard. Ils durent m'en administrer une forte dose, parce qu'ils pensèrent que je ne me réveillerais pas.

 

Et environ sept mois plus tard, je dus retourner pour que l'on extrait de mes jambes de la bourre de fusil de chasse et des parcelles d'habits sales et graisseux que le docteur n'avait pas enlevées. J'avais un empoisonnement du sang ; j'avais les deux jambes enflées et repliées sous moi, et on voulait m'amputer les deux jambes à la hauteur de la hanche. Oh ! je ne pouvais plus le supporter. Finalement, le Dr. Reeder et le Dr. Pearl de Louisville opérèrent ici au "Clark County Memorial Hospital". Et cette fois-là, quand je revins à moi, je pensai que je me trouvais dans l'Ouest. J'eus une autre vision : il y avait une grande croix dorée dans le cieux et la gloire de Dieu se déversait de cette croix. J'étais debout, les mains étendues comme ceci et cette gloire tombait dans ma poitrine. Et la vision me quitta.

 
 

Haut

Menu

Suivant

Précédente

 

Copyright ©  voixdarchange.org  (2006)  - Tous droits réservés

Webmaster : Yoko à Belle Junior
Contact : info@voixdarchange.com